Le soin diététique n’est pas (censé être) un lieu de jugement moral !
- aureliendiet44
- 13 avr.
- 1 min de lecture
De par les représentations sociétales du diététicien comme contrôleur du poids, de certaines expériences vécues, de la grossophobie médicale ou encore de la masse d’information nutritionnelle à travers nos écrans, le soin diététique peut être vécu comme un véritable lieu de jugement moral du corps et de l’assiette.
De nombreux patient.e.s peuvent vivre le regard que l’on porte sur leur assiette comme un moment fatidique et suspendu dans le temps, une cristallisation de la culpabilité et de la honte envers soi.
Mais notre rôle, en tant que diététicien.ne, ne se trouve absolument pas dans un quelconque jugement moral. Il est dans le fait d’aider la personne à faire émerger ses besoins de soin, autour du corps et de l'alimentation, et ce, de manière curieuse. De pouvoir faire rencontrer des données scientifiques objectives avec la subjectivité de l’individu, pour qu'il s'approprie des outils au service du soin.
Tout en modulant la place laissée à la subjectivité de l’individu et à l’objectivité des informations en fonction du contexte de soin.
Et cela vaut bien évidemment pour l’ensemble des professions de santé. Tout ça pour souligner que si l’on porte un jugement moral dans des lieux de soin, médicaux ou paramédicaux, ce n’est pas normal.



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