top of page

Contraint.e d’être l’attaché de presse de l’anorexie mentale - Soin & métaphore

Lorsque l’anorexie mentale se déclenche, elle agit comme un dirigeant avec une politique despotique.

La maladie est comme un politique qui prend les rênes du pouvoir. Elle séduit, joue sur les peurs et fait miroiter des jours meilleurs en se présentant comme la solution aux difficultés de la vie. Elle cherche à tout prix à persuader la personne en souffrance.


Une fois installé, son régime despotique peut commencer.

Par la persuasion et la force, elle impose ses nouvelles lois. Elle dicte la façon de vivre, de manger, d’être avec soi-même, jusqu’à mettre en péril la vie de l’individu. Comme tout bon despote, les arguments justifiant sa politique pleuvent. Mais son principal tour de force réside dans le fait de faire de la personne son attaché de presse.


L’attaché de presse trouve automatiquement une réponse à tout.

Il suffit d’observer l’attaché de presse d’un président ou d’un premier ministre en train de répondre aux questions des journalistes. Quelle que soit la qualité de la politique menée, l’attaché trouvera toujours un bon moyen pour la louer et la défendre. Jamais l’attaché de presse ne s’exclamera, après réflexion faite, que le journaliste a raison.


Les attachés de presse sont attachés

Ils ne peuvent pas déclarer cela parce qu’ils n’ont pas le pouvoir d’élaborer ou de réviser la politique du président, et encore moins d’un despote, qu’incarne l’anorexie mentale. Le travail de l’attaché consiste alors à trouver des preuves et des arguments qui justifieront la politique de la maladie et son maintien. Même si cette dernière ne lui est pas bénéfique.


L'éloge de la fuite

Les soins pluridisciplinaires ont donc pour vocation d’accompagner la personne à quitter son job d’attaché de presse de la maladie, afin que les arguments et les actions ne soient plus en faveur du despote, mais bien au service de soi-même et de la guérison.



 
 
 

Commentaires


bottom of page